Nées en 1954, les rencontres franco-belges d’inspecteurs se sont initialement inscrites dans le cadre d’un partenariat éducatif et culturel entre la Région Nord – Pas de Calais et la Communauté Francophone de Belgique. L’ancienne «Académie de LILLE» englobant les actuelles académies de REIMS et d’AMIENS, c’est sur neuf départements que rayonnent depuis les «Franco-Belges».

A l’actif de cette institution se dénombrent 52 rencontres d’une durée de deux à trois jours au cours desquelles les inspecteurs français et leurs homologues belges ont l’opportunité de débattre de thèmes professionnels communs.

C’est ainsi que tous les ans, alternativement en France et en Belgique, se sont retrouvés :
- des inspecteurs principaux et cantonaux belges,
- des inspecteurs d’académie et inspecteurs de l’Education nationale chargés de circonscription de premier degré,
- de façon sporadique, des collègues anglais, allemands, luxembourgeois, néerlandais
- étaient également invités des Inspecteurs Généraux, des Universitaires
- et les directeurs des C.R.D.P. et des C.D.D.P. des académies concernées.

C’est en 1989 que les actions se sont officialisées par la création de l’A.P.I.E.E. (Association Pédagogique des Inspecteurs de l’Enseignement Elémentaire) et le dépôt officiel des statuts. De leur côté les collègues belges créaient à la même époque l’A.P.I.E.F. (Association Pédagogique des Inspecteurs de l’Enseignement Fondamental).

En mai 1999, sous l’impulsion de son président, l’Inspecteur Général Jean FERRIER :
- L’A.P.I.E.E. a pris la dénomination A.P.I.E.P. (Association pédagogique des Inspecteurs de l’Ecole Primaire)
- Elle a élargi le champ de ses missions annuelles en organisant :
* des conférences inter académiques avec intervenants de haut niveau (Claude PAIR à Lille le 22/11/98 : «Faut-il réorganiser l’éducation nationale ?», Claude THELOT à Reims le 8/11/99, puis à Lille le 20/1/00 : «De la démocratisation quantitative à la démocratisation qualitative»)
* un séminaire académique (27 et 28/3/00 à Douai : «La scolarité de 2 à 16 ans : compétences, responsabilités, partenariats»).
L’extension des activités de l’association s’est accompagnée d’une  révision de ses statuts dont la dernière forme a été adoptée au cours de l’Assemblée Générale de SEDAN en mai 2001 :
* redéfinition des missions dans le sens de la diversification des initiatives,
* ouverture à d’autres corps d’inspection que les IEN CCPD (IA-IPR, IEN –ET, IIO) et accueil, en qualité de membres associés, des chefs d’établissement (principaux de collèges, proviseurs).

L’association entend ainsi accompagner les évolutions du système éducatif (continuité éducative entre premier et second degrés, collaborations entre corps originellement cloisonnés…).

Depuis Jean FERRIER, elle est présidée par un inspecteur général,  Martine SAFRA, puis Philippe CLAUS.
Les soutiens institutionnels dont elle a pu bénéficier au niveau national  comme celui des académies lui permettent, tout en préservant une indépendance d’initiative à laquelle elle a toujours tenu, de concourir à la formation continue des cadres du système éducatif.
Indépendamment de ces orientations proprement françaises, l’association milite pour la poursuite de sa vocation première et s’efforce de mieux intégrer les inspecteurs des académies de Reims et d’Amiens (chacun des 7 départements concernés compte un correspondant local de l’APIEP) aux traditionnelles journées franco-belges d’inspecteurs.
Toute action entreprise par l’association donne lieu à publication d’actes.